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Situé à pointe sud-ouest de l'île, Sørvær semble être le bout du monde. Quelques deux-cent habitants, dont la plupart a un emploi lié à la pêche, vivent sur cette presqu'île blottie entre mer et montagne.
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Le long de l'unique route goudronnée qui longe la côte sud, trois villages se répartissent. Breivikbotn se niche au fond d'un fjord qui protège son port des rigueurs de l'océan.
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Les premières lignes sont relevées autour de six heures du matin en hiver., ou trois heures en été. Dans l'océan encore sombre, le projecteur du bateau laisse entrevoir le ventre blanc des morues remontées à la surface.
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En hiver, quand la saison bat son plein, il faut sortir en mer tous les jours. La neige n'arrête pas les hommes, qui craignent bien plus les vents forts et la houle qui l'accompagnent.
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Les poissons sont hissés à bord du bateau à l'aide d'une gaffe en bois. Les morues pouvant atteindre plus d'une dizaine de kilos en hiver, ce mouvement répété des centaines de fois devient rapidement épuisant.
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Le Skrei est un cabillaud du Nord-Est de l'océan arctique, qui vit dans la mer de Barents et vient frayer chaque année dans les fjords norvégiens. Sa pêche est l'une des plus anciennes et l'une des dernières pêches saisonnières du monde.
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Ragnar est le plus ancien pêcheur de l'île encore en activité. Cela fait quarante-huit ans qu'il pêche, suivant son père et son grand-père.
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Tom-Richard : "La pêche c'est un tout : quand tu démarres le matin, il fait sombre et froid, tu as juste envie de dormir, mais tu y vas quand même. Quand tu as posé et relevé tes filets, tu reviens à terre avec du poisson, tu bois un bon café un prend un bout de pain. Tu est fatigué mais heureux. Ce ressenti, tu ne peux pas l'avoir avec un travail de bureau."
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Les mains constamment glacées malgré les gants, les bras endoloris par les efforts fournis pour décharger les poissons, les dockers font un travail aussi difficile que les hommes en mer. La plupart des employés viennent de Pologne ou de Lituanie, pour quelques mois d'hiver lorsque l'activité est forte.
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Après avoir remonté toutes leurs lignes, dont le nombre peut passer de cinq en hiver à quinze en été, selon les prises, d'autres sont déroulées à l'arrière du bateau. Répartis le long du fil, qui se déroule à toute vitesse en projetant les hameçons, des flotteurs et des poids sont largués à intervalles réguliers.
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Dga-Magnus et Trond-Roger, deux frères, remontent tous les ans du Sud de la Norvège avec leur bateau, laissant leurs femmes et leurs enfants gérer leur ferme. Cette alternance pêche/élevage était autrefois prépondérante en Norvège, elle tend désormais à disparaître car trop difficile à gérer.
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Quelques bateaux travaillent avec des filets. Hissés à bord par un treuil, ils sont vidés de leurs prises au fur et à mesure de leur remontée. Un petit outil combinant un crochet et une lame permet d'extraire les poissons emmêlés et de les égorger d'une seule main.
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Dag-Magnus : "Je n'ai jamais imaginé vivre autrement. Quand j'avais douze ans, je partais pêcher seul avec mes filets sur un petit bateau à la sortie de l'école. Si un jour je dois m'assoir et ne rien faire, ça sera difficile".
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Dotée d'un climat trop froid pour un séchage optimal des poissons, Sørøya ne peut concurrencer la production des îles Lofoten plus au Sud. Néanmoins, les têtes des morues sont séchées sur les immenses étais de bois au bout du village. Leur destination est exotique : le Nigéria en majorité, où elles servent d'ingrédient de base à une soupe traditionnelle riche en protéines.
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En pleine saison de pêche à la morue, les docks ne désemplissent pas. Du lever du jour à la nuit tombée, sous la neige ou sous les aurores boréales qui animent le ciel d'hiver, des bateaux déchargent d'impressionnantes quantités de poissons, aussitôt préparées par l'usine.
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Sandvika est une petite baie offrant une magnifique plage de sable blanc, et accueillant une petite maison bien usée par les tempêtes. En hiver, les plaques de glace repoussées par la marée s’amoncèlent, laissant apparaître leur teinte bleutée.
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Comme beaucoup d'habitants, de l'île, Christian sèche lui-même ses filets de morue sur le séchoir qu'il a construit au dessus de sa maison. Ici, chacun connaît un pêcheur, et les trocs permettent d'acquérir du poisson frais sans difficulté.
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Thomas : "En Lituanie, j'étais charpentier, mon frère qui était venu ici m'a conseillé de travailler sur un bateau. Aujourd'hui j'ai ma maison, et je viens d'acheter un petit bateau."
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Stanislas, jeune Moldave, travaille depuis quelques mois sur un bateau. Concentré sur le largage de la ligne, il prend soin d'y fixer alternativement flotteurs et poids pour qu'elle se répartissent correctement au fond de l'eau.
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Comme tous les pêcheurs, Hans-Peter compte sur sa vue pour repérer les bouées localisant les lignes à remonter. Le marquage GPS des points de largage n'est pas suffisant, les courants pouvant emporter les engins de pêche à plusieurs kilomètres.